| Poids | 0.120 kg |
|---|---|
| Dimensions | 24 × 10 cm |
| Nombre de pages | 25 |
| Format | 240 x 100 mm |
| Date de publication | Mai 2019 |
Chez nous
Chez nous
8,00€
La collection « L’impatience » présente essentiellement des livres illustrés, livres de dialogue ou recueils de poésie. Il s’agit d’une collection de livres d’artistes en série limitée.
Livraison en France métropolitaine par Colissimo jusqu'à 10kg
Livraison offerte à partir de 150 € d'achats
| Poids | 0.120 kg |
|---|---|
| Dimensions | 24 × 10 cm |
| Nombre de pages | 25 |
| Format | 240 x 100 mm |
| Date de publication | Mai 2019 |
Seuls les clients connectés ayant acheté ce produit ont la possibilité de laisser un avis.
Ici comme ailleurs, il faut beaucoup d’attention, des rendez-vous quotidiens, garder sa fraîcheur, se fondre dans l’air et le ciel. Le nez au vent ne suffit pas, humer, picorer, il faut aussi s’impliquer, s’appesantir, puis faire le chemin inverse, patiemment, retourner mentalement au bord de la rivière, dans le jardin, sur le banc, entendre la musique des mots qui répond au rouge-gorge ou au silence. Il n’y a rien de spectaculaire sauf cette fragilité du vivant qui nous laisse admiratif.
La collection « L’impatience » présente essentiellement des livres illustrés, livres de dialogue ou recueils de poésie. Il s’agit d’une collection de livres d’artistes en série limitée.
« Fuir les territoires » est un texte poétique de Martin Garillan, illustré par des monotypes de Monique Dollé-Lacourt.
la terne viscosité
des étoiles t’enveloppe
fait des ravages dans tes yeux
noirs t’enivre de nuit sa cire
goutte à goutte fond dans ton souffle
la nuit s’éteint ton ombre hésite
à devenir lumière et à s’installer dans
ta voix aux sèves gris-bleu comme un ciel changeant
balbutiements est une longue lettre dans laquelle Yoann Lévêque réinvente une passion qui serait quotidienne et nourrie de couleurs, de détails, de choses simples et souvent friables. L’emploi de la deuxième personne de singulier renouvelle l’intimité à chaque instant, nous introduit au cœur même d’un amour incendié. Aucune ponctuation comme un seul élan, un seul souffle, le flot est limpide, pulsant, et nous tient dans une émouvante proximité. Les fragments de vie s’agencent, organisent l’espace du texte, coupures et sauts de ligne sont travaillés, soupesés, le rythme poli, pour que se déroule sous nos yeux un long ruban plissé tandis que l’oreille absorbe la musique des mots, une dentelle de sons à la fois familiers et absolument nouveaux.
balbutiements est un hymne au désir, à l’éparpillement du désir dans la vie du couple, au sens que prennent les habitudes, les attentes, lorsque passe le temps, que soudain un anniversaire vient bouleverser le regard sur soi. Quarante ans pour marquer un passage, quarante ans qui viennent peser, introduire du doute et interpeller la femme aimée. Quelle compensation ? demande l’auteur. Le passage du temps se fait, il est acté, il n’y a pas de subterfuges, et l’écriture fouille, inspecte jusqu’au plus petit recoin d’un long compagnonnage. Il s’agit de vivre et de se dépouiller d’une forme de nostalgie que le langage encercle. Il s’agit de recenser les plus infimes nuances et toutes les vulnérabilités mises à nues et de leur restituer par la pensée la plus précise, par une exigence de lucidité, la place qui est la leur.




Avis
Il n’y a pas encore d’avis.