| Poids | 0.139 kg |
|---|---|
| Dimensions | 0.6 × 14.8 × 21 cm |
| nombre de pages | 72 |
| format | 15 x 21 |
| date de publication | Décembre 2024 |
Où et avec qui sommes-nous ?
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| Poids | 0.139 kg |
|---|---|
| Dimensions | 0.6 × 14.8 × 21 cm |
| nombre de pages | 72 |
| format | 15 x 21 |
| date de publication | Décembre 2024 |
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S’attaquer par le versant sensible aux liens qui unissent les personnes entre elles est un défi, faire survenir l’impalpable, le deuil, le manque, l’oubli, l’obsession, l’amour… les choses simples que l’on porte en soi parfois sans le savoir. Partant de ce qu’elle considère comme le quotidien fondateur, l’autrice se met à l’écoute des pistes à prospecter, des grands sentiments aux plus infimes ressentis.
Certains jours, je désirerais rejoindre le monde réel : m’extirper enfin de ce dédale. Et puis, d’autres fois, je songe que ce labyrinthe est la seule authentique réalité. Oui, plus j’y réfléchis plus je me convaincs que l’extérieur est un mythe pur et simple, inventé pour forcer les gens à trimer !
De toute façon, j’ai cessé de creuser des couloirs. J’ai fabriqué une chambre spacieuse, là où je suis arrivé, et je dors sur un frais matelas de rameaux amoncelés. Que n’y avais-je pensé plus tôt ! Mon renoncement m’aura conduit assez près du paradis, en fin de compte.
L’inspiration puissante de Marie-Anne Bruch nous invite à pénétrer dans un récit d’atmosphère, version polyphonique du rêve, et à en repousser les contours. Il nous revient de partager ses visions, autant de fractions de mondes que de fractions de pensées, par imprégnation lente ou par embardées, les yeux entrouverts entre fable et réel. Le chemin ainsi ouvert se scinde et déploie ses ramifications vers un champ de possibles où l’écriture devient le moyen de manier et l’absurde et la lucidité, et mine de rien, de focaliser l’attention sur les vertiges de notre société.
Chaque moment se revendique d’un réalisme absurde et porte sa propre exaltation, la sensation de chuter, par exemple, celle de voler, le trouble qu’inspire la répétition d’une même chose, sont évoqués à une distance qui nous est à la fois familière et difficile à appréhender.
Indifféremment au féminin ou au masculin, la présence est mouvante et peut revêtir toutes les formes et identités, capable de tout vivre, tout explorer, l’exiguïté et la démesure, les sensations corporelles, les dérives du temps. L’intangible est sous le mot, sous l’image, embusqué, il naît d’une langue déterminée, directe, aux intonations poétiques. Petites proses insolites a la particularité du rêve et de son souvenir, une boussole interne, et va au rythme d’une respiration, celle de l’autrice, toujours plus longue, plus large, plus éprouvée.
Parce qu’ils n’avaient pas eu le temps de se cacher, le danger était entré à La Blanche au milieu des jeux, effraction brutale, d’autant plus brutale qu’elle n’avait jamais été commentée. Ce fantôme de l’enfance, danger surgi de nulle part, deviendrait pour elle, malgré elle, cette doublure du temps qui hante en secret et vient brouiller le repos aux premières lueurs du jour. Il lui arrive encore d’ouvrir les yeux dans un état de syncope et de s’entendre penser, j’ai peur.
Dans la foulée de De voix vivante et Laisse chanter la dune, Florence Toussan poursuit une réflexion sur l’humanité confrontée à ses choix. À la jointure de ce que fut le XXe siècle et de ce que laisse pressentir un XXIe siècle déjà très engagé, l’autrice emmêle et démêle des histoires inscrites dans une temporalité et un contexte de guerre qui s’échappent vers d’autres perspectives ou d’autres vertiges. Le processus est ainsi élargi, déployé, les concordances mises en relief par la portée du récit et la nature des situations. Rien n’est figé dans le temps, tout est transposable, opposable aux aveuglements et au déni que chaque époque trouve à s’inventer. Une idée-force sous-tend l’ensemble du texte : On ne pourra pas dire que l’on ne savait pas.
Les personnages sont nés dans les trous d’une histoire familiale secrète parce qu’impensée, traquée depuis l’enfance et dans la clandestinité par un impérieux désir de savoir, de comprendre. Dans Situations, l’écriture est affaire de volonté autant que d’imagination, elle puise dans la poésie pour apaiser les sensations d’oubli.
Bien au delà, qui sait… est le premier livre publié aux éditions l’Atelier IMIS et c’est pour nous une grande fierté. Ce roman est une mosaïque composée de soixante-trois monologues. Soixante-trois personnages racontent quelque chose de leur histoire. Ces moments de vie dessinent un motif global et tentent de faire ressortir ce qu’il y a d’universel sous les singularités.


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