| Poids | 0.13 kg |
|---|---|
| Dimensions | 0.6 × 14.8 × 21 cm |
| nombre de pages | 68 |
| date de publication | janvier 2026 |
| format | 15 x 21 |
Situations
Situations
10,00€
Parce qu’ils n’avaient pas eu le temps de se cacher, le danger était entré à La Blanche au milieu des jeux, effraction brutale, d’autant plus brutale qu’elle n’avait jamais été commentée. Ce fantôme de l’enfance, danger surgi de nulle part, deviendrait pour elle, malgré elle, cette doublure du temps qui hante en secret et vient brouiller le repos aux premières lueurs du jour. Il lui arrive encore d’ouvrir les yeux dans un état de syncope et de s’entendre penser, j’ai peur.
Dans la foulée de De voix vivante et Laisse chanter la dune, Florence Toussan poursuit une réflexion sur l’humanité confrontée à ses choix. À la jointure de ce que fut le XXe siècle et de ce que laisse pressentir un XXIe siècle déjà très engagé, l’autrice emmêle et démêle des histoires inscrites dans une temporalité et un contexte de guerre qui s’échappent vers d’autres perspectives ou d’autres vertiges. Le processus est ainsi élargi, déployé, les concordances mises en relief par la portée du récit et la nature des situations. Rien n’est figé dans le temps, tout est transposable, opposable aux aveuglements et au déni que chaque époque trouve à s’inventer. Une idée-force sous-tend l’ensemble du texte : On ne pourra pas dire que l’on ne savait pas.
Les personnages sont nés dans les trous d’une histoire familiale secrète parce qu’impensée, traquée depuis l’enfance et dans la clandestinité par un impérieux désir de savoir, de comprendre. Dans Situations, l’écriture est affaire de volonté autant que d’imagination, elle puise dans la poésie pour apaiser les sensations d’oubli.
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Proximités N°5 : Nature, fantasme ou réalité ?
La revue « Proximités – arts et littératures » est éditée par l’Atelier IMIS.
Le principe est simple : choisir un thème en lien avec l’actualité et en rapport avec un livre édité par l’Atelier IMIS, le laisser se développer sur une année dans toutes les directions possibles pour aboutir à une exposition fédératrice.
Nous voulions éditer un catalogue qui regrouperait toutes nos réflexions et serait une mémoire, un témoin de cette année de recherche, de travail et de création, avec une volonté d’ancrage géographique, culturel et citoyen.
Il était indispensable de partager ce projet avec d’autres, plus particulièrement avec des artistes dont le travail nous semble être dans la proximité du nôtre. Ces rencontres font de ce catalogue une revue.
Disponible
S’attaquer par le versant sensible aux liens qui unissent les personnes entre elles est un défi, faire survenir l’impalpable, le deuil, le manque, l’oubli, l’obsession, l’amour… les choses simples que l’on porte en soi parfois sans le savoir. Partant de ce qu’elle considère comme le quotidien fondateur, l’autrice se met à l’écoute des pistes à prospecter, des grands sentiments aux plus infimes ressentis.
Ce pourrait être une complainte, un « livre poésie », plusieurs histoires enchâssées, l’imbrication de vies, de silences, de combats individuels, l’intrication de désirs, ceux qui surgissent, ceux qui se réalisent ou pas, le féminin construit par à-coups, dans le mimétisme, dans l’opposition, le rejet, le déni, l’empêchement, la sauvegarde. Quels mécanismes fondent une communauté de destins ?
| Poids | 0.13 kg |
|---|---|
| Dimensions | 0.6 × 14.8 × 21 cm |
| nombre de pages | 68 |
| date de publication | janvier 2026 |
| format | 15 x 21 |
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la terne viscosité
des étoiles t’enveloppe
fait des ravages dans tes yeux
noirs t’enivre de nuit sa cire
goutte à goutte fond dans ton souffle
la nuit s’éteint ton ombre hésite
à devenir lumière et à s’installer dans
ta voix aux sèves gris-bleu comme un ciel changeant
balbutiements est une longue lettre dans laquelle Yoann Lévêque réinvente une passion qui serait quotidienne et nourrie de couleurs, de détails, de choses simples et souvent friables. L’emploi de la deuxième personne de singulier renouvelle l’intimité à chaque instant, nous introduit au cœur même d’un amour incendié. Aucune ponctuation comme un seul élan, un seul souffle, le flot est limpide, pulsant, et nous tient dans une émouvante proximité. Les fragments de vie s’agencent, organisent l’espace du texte, coupures et sauts de ligne sont travaillés, soupesés, le rythme poli, pour que se déroule sous nos yeux un long ruban plissé tandis que l’oreille absorbe la musique des mots, une dentelle de sons à la fois familiers et absolument nouveaux.
balbutiements est un hymne au désir, à l’éparpillement du désir dans la vie du couple, au sens que prennent les habitudes, les attentes, lorsque passe le temps, que soudain un anniversaire vient bouleverser le regard sur soi. Quarante ans pour marquer un passage, quarante ans qui viennent peser, introduire du doute et interpeller la femme aimée. Quelle compensation ? demande l’auteur. Le passage du temps se fait, il est acté, il n’y a pas de subterfuges, et l’écriture fouille, inspecte jusqu’au plus petit recoin d’un long compagnonnage. Il s’agit de vivre et de se dépouiller d’une forme de nostalgie que le langage encercle. Il s’agit de recenser les plus infimes nuances et toutes les vulnérabilités mises à nues et de leur restituer par la pensée la plus précise, par une exigence de lucidité, la place qui est la leur.
Bien au delà, qui sait… est le premier livre publié aux éditions l’Atelier IMIS et c’est pour nous une grande fierté. Ce roman est une mosaïque composée de soixante-trois monologues. Soixante-trois personnages racontent quelque chose de leur histoire. Ces moments de vie dessinent un motif global et tentent de faire ressortir ce qu’il y a d’universel sous les singularités.
vouloir être fatigué le soir, et puis les matins loin – d’avoir paradé de proche en proche dans des criques brumeuses éclairées au néon – dans la ville déchirée de flux en tous sens – presque plus trace de la moindre fête – presque plus – presque plus trace aux corps – mais danser – et attendre la prochaine pluie phosphorescente
Si l’auscultation se révèle parfois impudique, l’approche de « Filons » est résolument tendre. Civo du Léiramel explore ce qui se passe en lui, ce qui est, a été, ce qui reste accroché dans la tête, dans les rêves et qui hante le moment. La portée du fantasme sous le réel, sous l’armure du temps ou l’expérience, nous entraîne dans l’épaisseur de l’écriture. D’un désir d’enfant sans défense à l’avènement d’un érotisme adulte, le texte développe un langage derrière lequel s’épanouissent l’humour et la lucidité de l’auteur. À chaque instant, frappé par le rejet et l’errance, Civo nous sollicite : par où passer ? Quelle voie (voix) suivre jusqu’aux autres, quelle voix (voie) prendre pour aller jusqu’à soi ? Le rapport est souvent suggéré, parfois frontal, la langue extirpée de la honte ou de la colère n’est à la merci de rien ni de personne. Chaque ligne est creusée dans l’expérience ou le désir, dans le bruit de la solitude, on peut lui emboîter le pas ou se laisser guider, entreprendre la traversée l’œil ouvert, l’oreille à l’affût, à la recherche de couleurs ou de pistes neuves. Chaque ligne est taillée dans son oralité, son parlé, on peut oublier que les mots sont écrits pour les recevoir dans l’alignement d’une confidence ou un exercice d’altérité.



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