| Poids | 0.139 kg |
|---|---|
| Dimensions | 0.6 × 14.8 × 21 cm |
| nombre de pages | 72 |
| format | 15 x 21 |
| date de publication | Décembre 2024 |
Où et avec qui sommes-nous ?
Variations rythmiques et calligraphiques
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| Poids | 0.139 kg |
|---|---|
| Dimensions | 0.6 × 14.8 × 21 cm |
| nombre de pages | 72 |
| format | 15 x 21 |
| date de publication | Décembre 2024 |
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Parce qu’ils n’avaient pas eu le temps de se cacher, le danger était entré à La Blanche au milieu des jeux, effraction brutale, d’autant plus brutale qu’elle n’avait jamais été commentée. Ce fantôme de l’enfance, danger surgi de nulle part, deviendrait pour elle, malgré elle, cette doublure du temps qui hante en secret et vient brouiller le repos aux premières lueurs du jour. Il lui arrive encore d’ouvrir les yeux dans un état de syncope et de s’entendre penser, j’ai peur.
Dans la foulée de De voix vivante et Laisse chanter la dune, Florence Toussan poursuit une réflexion sur l’humanité confrontée à ses choix. À la jointure de ce que fut le XXe siècle et de ce que laisse pressentir un XXIe siècle déjà très engagé, l’autrice emmêle et démêle des histoires inscrites dans une temporalité et un contexte de guerre qui s’échappent vers d’autres perspectives ou d’autres vertiges. Le processus est ainsi élargi, déployé, les concordances mises en relief par la portée du récit et la nature des situations. Rien n’est figé dans le temps, tout est transposable, opposable aux aveuglements et au déni que chaque époque trouve à s’inventer. Une idée-force sous-tend l’ensemble du texte : On ne pourra pas dire que l’on ne savait pas.
Les personnages sont nés dans les trous d’une histoire familiale secrète parce qu’impensée, traquée depuis l’enfance et dans la clandestinité par un impérieux désir de savoir, de comprendre. Dans Situations, l’écriture est affaire de volonté autant que d’imagination, elle puise dans la poésie pour apaiser les sensations d’oubli.
la terne viscosité
des étoiles t’enveloppe
fait des ravages dans tes yeux
noirs t’enivre de nuit sa cire
goutte à goutte fond dans ton souffle
la nuit s’éteint ton ombre hésite
à devenir lumière et à s’installer dans
ta voix aux sèves gris-bleu comme un ciel changeant
balbutiements est une longue lettre dans laquelle Yoann Lévêque réinvente une passion qui serait quotidienne et nourrie de couleurs, de détails, de choses simples et souvent friables. L’emploi de la deuxième personne de singulier renouvelle l’intimité à chaque instant, nous introduit au cœur même d’un amour incendié. Aucune ponctuation comme un seul élan, un seul souffle, le flot est limpide, pulsant, et nous tient dans une émouvante proximité. Les fragments de vie s’agencent, organisent l’espace du texte, coupures et sauts de ligne sont travaillés, soupesés, le rythme poli, pour que se déroule sous nos yeux un long ruban plissé tandis que l’oreille absorbe la musique des mots, une dentelle de sons à la fois familiers et absolument nouveaux.
balbutiements est un hymne au désir, à l’éparpillement du désir dans la vie du couple, au sens que prennent les habitudes, les attentes, lorsque passe le temps, que soudain un anniversaire vient bouleverser le regard sur soi. Quarante ans pour marquer un passage, quarante ans qui viennent peser, introduire du doute et interpeller la femme aimée. Quelle compensation ? demande l’auteur. Le passage du temps se fait, il est acté, il n’y a pas de subterfuges, et l’écriture fouille, inspecte jusqu’au plus petit recoin d’un long compagnonnage. Il s’agit de vivre et de se dépouiller d’une forme de nostalgie que le langage encercle. Il s’agit de recenser les plus infimes nuances et toutes les vulnérabilités mises à nues et de leur restituer par la pensée la plus précise, par une exigence de lucidité, la place qui est la leur.
Ses quatre murs sont sa forêt où personne ne pénètre sans avoir bu le sang du loup, lacéré sa chair avec l’écorce du bouleau, sans avoir été frappé jusqu’au ventre par le regard égaré du chevreuil, sans avoir d’abord fait l’amour avec elle. Et mêler les râles de jouissances à ceux des corolles qui brûlent dans les paumes espérantes de l’aube.
D’un ébranlement, écrire, un texte intime s’ébauche, fragmenté, travaillé à la pointe comme un bloc de marbre, taillé jusqu’à trouver sa forme pure, son évidence. La combinaison est luxuriante et le bouleversement opère par petites touches. Marine Giangregorio se mesure au jeu des événements, il lui faut choisir, piocher, détourer, abraser, poncer, on traverse avec elle la solitude et la colère, de vieilles âmes traînent en plein vent, et des désirs avoués se dissolvent dans un vécu obsédant. Marine Giangregoio a ce genre de franchise indispensable pour s’emparer du féminin et le décadrer, pour user de l’écrit en tant que révélateur, écriture tendue, langue oscillante, entre tendre et abrupte, crue s’il le faut, impudique souvent, ne se refusant rien, s’offrant le luxe d’emprunter toutes les directions et toutes les formes. Son intention est celle de nous hanter. Nous hantent les émotions, les désirs que l’autrice déballe, reprend, rejoue, repêche, Traire la langue, dit-elle. La modulation est résolument contemporaine, Marine Giangregorio s’empare sans fléchir de ce qui nous obsède.
La collection « Penser le monde » vient compléter la collection littéraire par des textes très personnels qui abordent par la poésie, la prose poétique, la nouvelle, l’essai ou le théâtre, des thèmes de société pensés sous une forme singulière et le plus souvent poétique. Au-delà d’une recherche formelle, les auteurs s’emparent de thèmes comme la création ou la fragilité pour penser le monde de façon engagée et nous proposer le plus intime de leur réflexion.
Disponible
La collection « L’impatience » présente essentiellement des livres illustrés, livres de dialogue ou recueils de poésie. Il s’agit d’une collection de livres d’artistes en série limitée.


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