| Poids | 0.139 kg |
|---|---|
| Dimensions | 0.6 × 14.8 × 21 cm |
| nombre de pages | 72 |
| format | 15 x 21 |
| date de publication | Décembre 2024 |
Où et avec qui sommes-nous ?
Variations rythmiques et calligraphiques
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| Poids | 0.139 kg |
|---|---|
| Dimensions | 0.6 × 14.8 × 21 cm |
| nombre de pages | 72 |
| format | 15 x 21 |
| date de publication | Décembre 2024 |
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La collection « L’impatience » présente essentiellement des livres illustrés, livres de dialogue ou recueils de poésie. Il s’agit d’une collection de livres d’artistes en série limitée.
vouloir être fatigué le soir, et puis les matins loin – d’avoir paradé de proche en proche dans des criques brumeuses éclairées au néon – dans la ville déchirée de flux en tous sens – presque plus trace de la moindre fête – presque plus – presque plus trace aux corps – mais danser – et attendre la prochaine pluie phosphorescente
Si l’auscultation se révèle parfois impudique, l’approche de « Filons » est résolument tendre. Civo du Léiramel explore ce qui se passe en lui, ce qui est, a été, ce qui reste accroché dans la tête, dans les rêves et qui hante le moment. La portée du fantasme sous le réel, sous l’armure du temps ou l’expérience, nous entraîne dans l’épaisseur de l’écriture. D’un désir d’enfant sans défense à l’avènement d’un érotisme adulte, le texte développe un langage derrière lequel s’épanouissent l’humour et la lucidité de l’auteur. À chaque instant, frappé par le rejet et l’errance, Civo nous sollicite : par où passer ? Quelle voie (voix) suivre jusqu’aux autres, quelle voix (voie) prendre pour aller jusqu’à soi ? Le rapport est souvent suggéré, parfois frontal, la langue extirpée de la honte ou de la colère n’est à la merci de rien ni de personne. Chaque ligne est creusée dans l’expérience ou le désir, dans le bruit de la solitude, on peut lui emboîter le pas ou se laisser guider, entreprendre la traversée l’œil ouvert, l’oreille à l’affût, à la recherche de couleurs ou de pistes neuves. Chaque ligne est taillée dans son oralité, son parlé, on peut oublier que les mots sont écrits pour les recevoir dans l’alignement d’une confidence ou un exercice d’altérité.
En homme de théâtre, Jean Claude Scant restitue le passage du temps sous la forme de scènes, de moments pris sur le vif, surgis du passé et racontés à la lumière du souvenir ou de l’imaginaire. Il fait exister les dialogues dans ce croisement d’italien et de français qui vibre à notre oreille. Il y a sous chaque mot le désir de nous faire ressentir avec Mirco Giulio la vie tumultueuse d’un émigré italien qui a choisi la France pour y vivre sa vie et y fonder une famille.
Le dispositif intuitivement théâtral permet de ne pas être strictement dans une écriture biographique. La subjectivité introduite par l’alternance de scènes dialoguées et de passages plus intimes, sortes d’apartés, fait ressortir l’humour et la tendresse.


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