L’ILLUSION

INSTALLATION MULTIMEDIA

présentée par l’Atelier IMIS

à Montignac Charente

du 30 septembre au 25 novembre 2018

Monique Dollé Lacour : le regard est au centre de tout, le sien, porteur d’un intime, celui du visiteur, appelé à se perdre dans une abstraction très habitée. Traces, signes, taches, fragments ou empreintes deviennent matière, s’immiscent dans un jeu de superpositions et de transparences. Le corps agit. Dans les gestes du peintre et ceux du graveur, dans le mariage des deux, Monique Dollé Lacour va chercher un langage très personnel, un goût de l’image, de l’indirect et du double.

Jean-Michel Picard : pour Jean-Michel, un chemin reste à parcourir dans la continuité d’une recherche très intime, un sillon à creuser qu’il explore une nouvelle fois en résidence dans l’atelier. L’installation en extérieur va faire écho à sa quête personnelle, « la petite France » va se révéler et donner de nouvelles clés pour comprendre un parcours où tout finit par converger.

« Aujourd’hui, ce qui m’importe, c’est de retrouver cette image qui a matériellement disparu. Cette figure du portrait porte en elle bien plus que mon histoire à moi, c’est universel ».

Christophe Coussy : un dispositif a été imaginé pour capter des lignes de lumière et fabriquer une série d’images photographiques qui prennent place dans une boîte-installation conçue pour les recevoir et ainsi révéler le travail de perspective. Le visiteur est invité à entrer dans cette architecture particulière et à se laisser capter par l’univers sensoriel qu’il propose. Espace global où l’image et le son se perçoivent ensemble, « Lumière sculptée » a pour ambition de mettre en évidence la lumière.

Florence Toussan et Pierre Martin : le film « Les illusions » s’inscrit dans la continuité d’un travail littéraire. Adapté du livre de Florence Toussan « De voix vivante », il est le prolongement d’un même engagement, d’une même pensée artistique.

Revendiquée par le collectif comme un axe majeur de création, la fabrication d’un film au cœur de l’installation a pour objet de rassembler et lier autour d’un texte littéraire les différentes pratiques qui lui servent à s’exprimer.

La réalisation d’une œuvre à part, autonome et ayant sa propre identité, permet au collectif de laisser se déployer sa sensibilité et d’aborder des questionnements qui lui tiennent à cœur.


lumières & vibrations

photographies et installations sonores

photographies : Christophe Coussy

vidéo, composition sonore : Pierre Martin

Un travail sur la lumière, sur la matière même de la photographie, et les outils qui interviennent dans ce processus, en accord avec une approche expérimentale de la composition sonore, une manipulation des sons et des objets qui les produisent.

Il s’agit pour Pierre Martin de tenter une décomposition de la matière sonore comme Christophe Coussy expérimente une décomposition de l’image et donner à entendre une vibration, comme il donne à voir une lumière, en oubliant le plus possible les objets qui nous la révèle.

Le résultat de ce travail réalisé dans les locaux de l’Atelier IMIS est présenté sous la forme d’une installation immersive du 6 mai au 3 juin 2018.


Brigitta Horváth

DISTANCE OU PROXIMITE ?

PERFORMANCE DE DANSE SOLO

danse : Brigitta Horváth

lumière : Kornél Szokács

musique : Pierre Martin

performance inspirée du texte de Florence Toussan « Une voix »

 

Dans la continuité de sa réflexion autour du texte de Florence Toussan « Une voix », Brigitta Horváth a présenté à deux reprises cette performance de danse solo sur les lieux de l’exposition « Proximités – Distances ».

Dans un espace délimité, à portée de regard et de main, le spectateur se laisse saisir, capter, embarquer, bousculer, surprendre, émouvoir…

Dans son étrangeté, dans sa lenteur, le corps, souligné par la lumière, porté par la musique, devient abstraction, il s’offre aux images, aux réminiscences, mais il est là, puissant, urgent, forgé jusque dans le relâchement d’une main qui tout à coup devient autonome et prend vie sous l’impact d’une lumière braquée et amoureuse.

Mouvante, pensée au ras de la peau, la lumière se glisse dans le geste, l’accompagne. Elle oriente le regard en provoquant des changements d’échelle que les ruptures et les variations de plans sonores viennent renforcer.

 

 


Proximités – Distances

INSTALLATION MULTIMEDIA

du 28 octobre au 17 décembre 2017

samedi et dimanche de 14h30 à 19h

route des courrières 16330 Montignac Charente

Penser installation, c’est penser global, un thème, un volume, des sensibilités artistiques qui se répondent et se complètent. Nous avons initié le projet « Proximités-Distances » en novembre 2016 et laissé au temps le pouvoir de déployer les rencontres et croiser les idées.

A partir d’un univers immense, d’un territoire imaginaire et abstrait, Catherine Chubilleau organise des formes et des lignes se rapprochant d’une carte géographique. Ce rapport d’échelle nous entraine dans un voyage poétique qui se recentre sur le village de Montignac Charente.

Jean-Michel Picard joue de la distance entre le spectateur et les objets mystérieux qu’il propose. Concrétions, multitudes, éléments collectés… ces installations donnent une impression globale de forme, de foule, de vague, d’écailles, d’émotions…

« Une voix », l’installation vidéo réalisée par Florence Toussan, Brigitta Horváth et Pierre Martin, raconte l’histoire d’un départ et du moment qui précède ce départ, une histoire d’exil qui vient se superposer à l’actualité de ce monde. Ce film est l’empreinte d’une vie qui se dit dans un murmure familier, une forme de confidence, une succession d’entrées émotionnelles.

Par le dialogue entre peinture, photo et poésie, Pierre Martin et Florence Toussan s’intéressent à l’identité de ceux que l’on ne voit plus. Des mots, des sons, des couleurs, des regards, en positif ou négatif, des émotions… à opposer à la violence idéologique et politique de l’actualité.

Guylaine Coquet est son propre modèle dans une installation photographique qui utilise le grand format pour souligner, par l’autoportrait, le détail intime rendu méconnaissable par le décalage des formats et la distance ainsi créée.

La composition sonore réalisée par Pierre Martin sert de lien, de liant, assure le passage d’un travail à l’autre, unit, mais décale aussi vers une façon globale d’appréhender l’espace et le discours.

 

 

 

 


Poësis

Couleurs d’histoires

INSTALLATION MULTIMEDIA

juillet et août 2014

Saint-Victor (24)

L’église de Saint-­Victor est au cœur de l’installation. Notre travail recueille ce que les murs racontent, la grande histoire et les petites ; il donne à penser la modernité du lieu. Ainsi exposée, ainsi explorée, l’église devient l’enjeu du projet, un lieu singulier, source d’inspiration propice à la recherche d’un univers poétique total.

Du singulier à l’universel, un jeu de contraste, un accompagnement par le son, l’image, les couleurs et les mots, permettent à chacun de s’approprier l’installation Poësis. En misant sur la voix et son unicité, sur la musicalité, la couleur, le flux et le tempo, la dramaturgie s’élabore autour de l’écoute. Des personnages parlent d’eux, livrent un bout d’intimité, se révèlent dans un dispositif d’écoute (casque audio) proche de la confidence.

Installation réalisée in situ par Florence Toussan et Pierre Martin.